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Caractérisation et calcul des isolantsCette page rappelle les
notions de base que chacun pourra compléter en lisant des articles
spécialisés sur ces sujets. De bons ordres de grandeurs sont ainsi obtenus
(sans prétendre à un calcul exact) pour se faire une bonne idée du sujet. Si vous êtes
"fâchés" avec les équations, essayez de lire les explications et
conclusions et d'en discuter avec des personnes connaissant la physique. Et puis si la théorie ne
vous "branche pas", allez directement à la page suivante pour voir
les expériences réalisées. |
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Pour
bien caractériser les isolants et connaître leur domaine d'application, il
convient de connaître les trois modes de transmission de la chaleur : -
la conduction qui correspond au mode de transmission dans les matériaux (dont
les isolants) -
la convection qui correspond à la transmission de la chaleur par les fluides
(gaz, liquides) en mouvement -
le rayonnement qui correspond à la transmission par les rayons lumineux
(notamment infra-rouges). Cette
page présente ces divers modes de transmission de la chaleur et leur
importance relative dans le cas de l'utilisation d'isolants. Elle montre
ensuite comment caractériser et comparer divers isolants thermiques. |
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Par conduction,
la chaleur est transmise au travers de l'isolant thermique, du corps chaud
(en été : les tuiles) vers le corps froid (les parois et l'air à l'intérieur
des combles). La chaleur correspond à l'agitation thermique des atomes du
corps chaud. Cette agitation se transmet progressivement du corps chaud vers
l'isolant et le corps froid. La puissance calorifique W (exprimée en watts), qui
correspond à l'énergie transmise par unité de temps, est : - proportionnelle à la différence de température (Tc
- Tf ) entre le corps chaud et le corps froid - proportionnelle à - inversement proportionnelle à l'épaisseur L de
l'isolant - proportionnelle au coefficient de conductivité
thermique K qui caractérise l'isolant. Ceci est résumé par la formule : W = K (Tc
- Tf ) S / L En première approximation on retiendra que les isolants
classiques (laine de verre, laine de roche, polystyrène expansé...) ont un
coefficient de conductivité K sensiblement identique de l'ordre de 0,04 Watt
/ degré/ mètre. La raison d'une identité si proche est que c'est essentiellement l'air emprisonné dans les fibres ou dans le matériau expansé qui assure l'isolation. A partir de ce coefficient K on déduit qu'une surface
de W = 0,04 * 40 *
1 / 0,05 = 32 watts (pour Si dans la pièce, la surface isolée sous les tuiles est
de En été si les tuiles atteignent 60 degrés et que
l'intérieur de la pièce est à 20 degrés, il faudrait une puissance de
refroidissement égale aussi à 960 watts pour assurer le maintien à 20 degré
(prévoir une importante marge notamment pour les entrées directes de la
chaleur du soleil par les fenêtres). Si maintenant l'isolant mesure |
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On dit que la chaleur est transmise par convexion,
lorsque l'énergie est transmise à un milieu qui se déplace tel que l'air qui
se chauffe sur les tuiles et qui par courant d'air transmet la chaleur aux
autres éléments de la pièce. Ce mode de conduction est particulièrement important à
prendre en compte pour les vitrages. C'est ainsi que l'on utilise du double
vitrage avec une lame d'air d'épaisseur d'environ Ce mode d'isolation par lame d'air est aussi conseillé
par certains fabricants d'isolants qui demandent de réaliser des cloisons
emprisonnant de l'air pour accroître l'isolation. Il faut savoir que de telles lames d'air sont très difficiles à réaliser pour
qu'elles soient efficaces : si elles sont trop épaisses des courant de
convection vont venir limiter l'isolation, si elles ne sont pas totalement
étanches ces courants seront encore accrus.
Que l'on utilise ou non des isolants minces, de telles préconisations
reviennent à emprisonner de l'air, ce qui peut avantageusement souvent être
mieux fait par les isolants prévus à cet effet (et souvent de manière
beaucoup moins coûteuse). |
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On dit que la chaleur est transmise par rayonnement,
lorsque l'énergie est transportée sous forme de rayons lumineux visibles ou
invisibles (essentiellement infra rouge). Ce rayonnement est transmis dans
les milieux transparents tels que le vide, l'air, les vitrages .... Il est
arrêté par les matériaux opaques dans lesquels l'énergie du rayonnement se
transforme en agitation des atomes qui correspond à une élévation de
température de ces matériaux. Le soleil
transmet son énergie (la chaleur) par rayonnement, dans le vide
interstellaire, puis dans l'atmosphère ; le rayonnement traverse alors la
fenêtre de toit avant de frapper le plancher des combles (matériel opaque)
dont il fait monter Il faut savoir également que tout corps chaud émet un
rayonnement. Lorsque la température augmente, cette émission s'accroît
faiblement si la température du corps est proche de la température ambiante.
Par contre, elle augmente dans de très grande proportion pour des
températures élevées : c'est le cas d'un morceau de fer qui émet un
rayonnement rouge puis blanc quand on le porte à haute température. Ainsi une lampe halogène (filament porté à haute
température) est un autre exemple de source qui transmet une grande partie de
sa puissance par rayonnement. L'émission de puissance rayonnante par un corps
"noir" porté à une température T est définie par la loi de
Stefan : W = sigma S (
T+273 )4 sigma est un coefficient égal à 57 x 10-9
watts / m2 / degré4 S est la surface du corps rayonnant T est la température du corps exprimée en degrés centigradesOn notera que la quantité ( T+273 ) est élevée à la
puissance 4, ce qui explique pourquoi le rayonnement augmente
considérablement lorsque les températures sont très élevées. Pour avoir un ordre de grandeur majorant, on pourra
considérer que les corps opaques (non brillants) se comportent comme des
corps "noir". En fait ils émettent d'autant moins que leur couleur
s'éloigne du noir pour aller vers le blanc, voire le brillant (réflecteur de
la lumière). Reprenons quelques calculs d'ordres de grandeur sur un
exemple. Supposons dans des combles non isolés, des
tuiles portées à 50 degrés. W = 57 x 10-9 x 1 x (50 + 273)4 =
620 watts Isolée ainsi, une telle puissance peut paraître
considérable, mais il faut faire la part des choses. En effet Le transfert de chaleur par rayonnement calculé dans
ces conditions est alors de 620 - 512 = 108 watts/m2. Il n'est donc pas étonnant de voir que dans des combles non
isolés, la chaleur monte très rapidement et fortement d'autant plus que les
transferts de chaleur par conduction et convection s'ajoutent à ce
rayonnement. |
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Rayonnement dans des combles isolésConsidérons maintenant que les combles sont isolés sous
les tuile par quelques centimètres d'isolant classique (laine de verre, laine
de roche, polystyrène expansé...) ou isolant mince. Bien que l'on aura pris
soin de laisser une importante lame d'air entre les tuiles et l'isolant (pour
éliminer l'humidité et ainsi éviter le pourrissement de la charpente, pour
rafraîchir le toit...) les tuiles, moins rafraîchies que s'il n'y avait pas
d'isolation, auront alors tendance à monter en température (éventuellement
approcher 60 degrés). Dans ce cas, la lame d'air comprise entre les tuiles et
l'isolant amène la face externe de l'isolant
presque à la température des tuiles principalement par conduction et
convection. De ce fait le rayonnement émis par les tuiles est sensiblement le
même que celui émis par la face externe de l'isolant. Ceci veut dire que la
surface de l'isolant côté tuile atteint une température proche de celle des
tuiles et qu'il n'y a pratiquement plus de transfert par rayonnement à considérer
(la différence est quasiment annulée, sauf pour la part qui s'en va du côté
de l'isolant). Par le même raisonnement, la surface interne de
l'isolant atteint une température très proche de celle du plancher (donc des
combles). Ce raisonnement est simplifié car il ne tient pas compte des
coefficients d'échange des parois, mais il constitue un bon ordre de
grandeur. Ceci montre que dès que l'on place sous toiture quelques
centimètres d'isolant quel qu'il soit , le rayonnement n'intervient pratiquement plus et
la conduction dans l'isolant thermique devient prépondérante. Les calculs effectués dans le paragraphe précédent
relatif à la conduction sont alors ceux qui s'appliquent. |
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Comment utiliser les coefficients caractérisant les divers isolants thermiques ?Le coefficient de conductivité thermique K défini ci-dessus est souvent appelé l (prononcer lambda). Il
caractérise l'aptitude d'un matériau à transférer Lorsque vous achetez certains produits isolants, une étiquette indique un autre coefficient R appelé "résistance thermique" qui tient compte du coefficient de conductivité thermique K (ou l), mais aussi de l'épaisseur de l'isolant L. R = L / K m2. degré/watt (ou encore R = L / l ) Ce coefficient représente la capacité de ce produits à résister au transfert de chaleur. Plus la résistance thermique R est grande, meilleur est l'isolant. Ainsi si on double l'épaisseur du produit, sa résistance thermique est doublée. A titre
d'exemple, alors que Vous pouvez
en déduire que Comment
utiliser ce coefficient R ? Si une surface S de produit isolant ayant un coefficient R est soumise à une différence de température (T2 - T1) entre les deux faces, la puissance calorifique transmise dans l'isolant est : W = S (T2 - T1) / R A titre
d'exemple, W = 1 x 40 / 5 = 8 watts Tout ceci n'est pas très simple, mais si vous avez lu jusqu'au bout, vous voila parés pour lire les étiquettes sur les isolants thermiques et comprendre à quoi cela correspond. Vous pourrez aussi comparer les divers isolants en fonction des caractéristiques annoncées, en conservant votre esprit critique et en fonction de vos souhaits, par exemple sur les sites suivants : http://mobgestel.free.fr/pages/choix/isolants/isolants.htm http://www.iso-techna.fr/pages/comparatif.php Un conseil important : ! Attention aux produits qui n'affichent pas (sur le
produit lui même ou dans une notice) le coefficient de résistance thermique R
(à l'exclusion de toute autre appellation même ressemblante) et/ou le coefficient
de conductivité thermique l ! S'ils l'affichent, comparez le à celui d'un isolant que
vous connaissez. Tenez compte du prix. Si on vous indique que le rayonnement est important dans
une habitation, relisez le paragraphe précédent relatif au "rayonnement
dans les combles isolés". La plus grande attention doit être exercée
envers tout "coefficient équivalent" ou toute
"équivalence" afin de vous assurer que cette équivalence s'applique
à vos conditions d'utilisation. |
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